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Senseï BAKKIES LAUBSCHER'S 

 Bakkies LAUBSCHER'S 8ème D.A.N

Bakkies LAUBSCHER'S (N°2 à I'IOGKF)

Né le 30 Novembre 1948, il vit depuis son enfance dans la petite ville de Stellenbosch, en plein cœur de la plus fameuse région viticole d'Afrique du Sud. Ses éludes furent sanctionnées par un diplôme de professeur d'éducation physique. Il enseigna à l'école pendant six ans avant de rejoindre l'armée en tant que responsable sportif. Il termina celte période militaire comme membre de l'équipe commandant la région de l'ouest avec je grade de lieutenant colonel. Marié à Denise, deux garçons et une fille sont nés de leur union.

DEBUTS EN KARATE

Au début de l'année 64, il s'inscrivit dans une école Kyokushinkaï dirigée par Hugh St John Thomson (la technique à cette époque était reçue des marins japonais transitant par le port de Cape Town}.
A la même période l'année d'après, cette organisation rejoignit la JKA et Bakkies reçut très vite le Shodan de la part des renommés SenseÏ Taiji KASE et Hiroshi SHIRAI.

Son dernier séjour à Cape Town dura six mois pendant lequel il s'entraîna quatre fois par semaine, il changea pour le Goju Ryu en 1966, après son service militaire, quand James ROUSSEAU revint du Japon où il s'était entraîné avec senseÏ Morio HIGAONNA.

En 1972, senseÏ Morio HIGAONNA vint en Afrique du Sud pour la première fois et resta trois mois à Cape Town pour dispenser son art. Bakkies en profita pour s'entraîner journellement avec lui, son statut d'étudiant à l'université lui permettant des souplesses horaires. C'est en 1973 qu'il quitta son pays pour rejoindre le Japon, à bord d'un cargo. Ce petit voyage dura quand même 25 jours avec un typhon en prime. Arrivé à Tokyo, il y resta six mois et suivit les cours de senseï Higaonna au fameux Yoyogi Dojo. A cette époque, le Yoyogi proposait deux cours de 2 heures par jour qui étaient suivis par un entraînement libre pour les ceintures noires, sous les conseils de senseÏ Higaonna. Il finissait entre 22H et 23H généralement. Tout cela six jours par semaine. Une petite anecdote concernant un visiteur souhaitant six heures d'entraînement par jour, il lui répondit "il y a entraînement et entraînement!"...

 Bakkies se rendit aussi à Okinawa pour la première fois en 1973, à. l'occasion de la commémoration du 20ème anniversaire de la mort de Chojun Miyagi où il fut l'un des deux étrangers du Yoyogi Dojo à faire partie de la démonstration donnée en la circonstance. Il s'entraîna aussi au fameux Jundokan à Naha, Okinawa, où il retrouva d'intéressantes

sensations en regardant quelques derniers étudiants de senseï Chojun Miyagi pratiquer, sous les ordres du non moins fameux senseï Eiichi Miyazato.

Il apprécia les Okinawaiens pour leur décontraction, leur accueil et leur tendance à mettre en relief les réelles valeurs plutôt que de faire croire. Depuis 1973, il retourna au Japon et à Okinawa à cinq occasions. Actuellement, il est le seul non japonais à l'International Okinawan Coju-Ryu Karaté-do Fédération (I.O.G.K.F) qui s'entraîna longtemps au Japon à celte période.

D'après lui, peu de pratiquants actuels ainsi que d'enseignants auraient toléré les rythmes de l'époque (des milliers de répétitions) comme la discipline (quelques fois trop). Ces cours furent durs, parfois insensés mais ce lut. Cette époque est maintenant révolue. Quelques souvenirs reviennent à son esprit tel deux heures de mae geri ou de l'entraînement au makiwara jusqu'à enlèvement de la peau. Quand senseÏ Higaonna demandait de frapper le makiwara, il ne fallait s'arrêter que quand il vous le disait. Bakkies pense qu'à cette époque et au travers de ce très dur entraînement où les compromis n'existaient pas, il était dans la voie (jeune, toujours prêt, avec un sentiment de supériorité : je l'ai fais) bien qu'actuellement certaines parties se révéleraient mauvaises pour le corps [et l'esprit)! Des blessures à répétition ont mis sur la touche de nombreux karatéka plein de promesses. De nos jours, il n'est pas nécessaire de pratiquer de la même façon. Des méthodes modernes et scientifiques pour 1'enlraÎnement physique et psychologique nous offrent maintenant d'autres voies.

SA CARRIERE SPORTIVE
En 1972, il fut sélectionné dans l'équipe nationale, tous styles confondus, pour la première compétition officielle d'une équipe de la RSA, aux 2ème Championnat du monde à Paris. Il se classa 5ème en combat individuel. A l'époque, il n'y avait pas de catégorie de poids. En 1975, il fut encore membre de l'équipe nationale au 3ème Championnat du monde, à Long Beach, Californie, où l'équipe perdit en quart de finale contre les vainqueurs, l'Angleterre. Après cet événement, l'Afrique du Sud fut exclu du sport pour des raisons politiques . Après mures réflexions sur son expérience de compétiteur et d'administratif, il fut président de région et sélectionneur national, il décida que les compétiteurs, la politique qui l'accompagne ainsi que les luttes d'influence, créaient une déviation par rapport au vrai karaté et aux principes du Budo. En conséquence, il se concentra totalement sur le karaté traditionnel dès fin 1975.

Il obtint son 7ème Dan en 1993 devant senseÏ Morio Higaonna.
Il est invité régulièrement par d'autres pays tels : l'Angleterre, la Nouvelle Zélande, l'Australie, le Portugal, la Russie, la Suède, le Danemark et l'Espagne.

Son approche du karaté est traditionnelle {honnêteté, entraînement dur, condition physique et il insiste sur l'éducation des valeurs du karaté notamment auprès des enfants, des jeunes. il pense aussi que l'apprentissage en karaté ne finît jamais et qu’ainsi élèves et enseignants devraient en prendre conscience. Il se fixe de nobles buts et est un perfectionniste en karaté.

Il attend un haut niveau de la part des enseignants et croit qu'ils devraient pouvoir démontrer ce qu'ils demandent aux élèves, spécialement en matière d'entraînement. Un instructeur doit être un modèle. Il doit gagner et maintenir le respect au travers d'un entraînement continu et d’attitude correcte. Il doit toujours s’efforcer d'améliorer sa technique et développer une meilleur compréhension du Goju-Ryu.

Senseï Bakkies pense qu'une bonne santé est ce qu'il y a de meilleur et que la modération en toutes choses en rapport avec la vie est essentielle. Il croit vraiment que vivre en paix et en harmonie avec les autres est le plus important dans la vie.

 

 
 
 

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