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sensations en regardant quelques derniers étudiants
de senseï Chojun Miyagi pratiquer, sous les ordres du non
moins fameux senseï Eiichi Miyazato.
Il apprécia les Okinawaiens pour leur décontraction,
leur accueil et leur tendance à mettre en relief les réelles
valeurs plutôt que de faire croire. Depuis 1973, il retourna
au Japon et à Okinawa à cinq occasions. Actuellement,
il est le seul non japonais à l'International Okinawan Coju-Ryu
Karaté-do Fédération (I.O.G.K.F) qui s'entraîna
longtemps au Japon à celte période.
D'après lui, peu de pratiquants actuels ainsi que d'enseignants
auraient toléré les rythmes de l'époque (des
milliers de répétitions) comme la discipline (quelques
fois trop). Ces cours furent durs, parfois insensés mais
ce lut. Cette époque est maintenant révolue. Quelques
souvenirs reviennent à son esprit tel deux heures de mae
geri ou de l'entraînement au makiwara jusqu'à enlèvement
de la peau. Quand
senseÏ Higaonna demandait de frapper le makiwara, il ne fallait
s'arrêter que quand il vous le disait. Bakkies pense qu'à cette époque
et au travers de ce très dur entraînement où les
compromis n'existaient pas, il était dans la voie (jeune,
toujours prêt, avec un sentiment de supériorité :
je l'ai fais) bien qu'actuellement certaines parties se révéleraient
mauvaises pour le corps [et l'esprit)! Des blessures à répétition
ont mis sur la touche de nombreux karatéka plein de promesses.
De nos jours, il n'est pas nécessaire de pratiquer de la
même façon. Des méthodes modernes et scientifiques
pour 1'enlraÎnement physique et psychologique nous offrent
maintenant d'autres voies.
SA CARRIERE SPORTIVE 
En
1972, il fut sélectionné dans l'équipe
nationale, tous styles confondus, pour la première compétition
officielle d'une équipe de la RSA, aux 2ème Championnat
du monde à Paris. Il se classa 5ème en combat individuel.
A l'époque, il n'y avait pas de catégorie de poids.
En 1975, il fut encore membre de l'équipe nationale au 3ème
Championnat du monde, à Long Beach, Californie, où l'équipe
perdit en quart de finale contre les vainqueurs, l'Angleterre.
Après
cet événement, l'Afrique du Sud fut exclu du sport
pour des raisons
politiques . Après mures réflexions
sur son expérience de compétiteur et d'administratif,
il fut président de région et sélectionneur
national, il décida que les compétiteurs, la politique
qui l'accompagne ainsi que les luttes d'influence, créaient
une déviation par rapport au vrai karaté et aux principes
du Budo. En conséquence, il se concentra totalement sur
le karaté traditionnel dès fin 1975.
Il obtint son 7ème Dan en 1993 devant senseÏ Morio
Higaonna.
Il est invité régulièrement par d'autres pays tels : l'Angleterre,
la Nouvelle Zélande, l'Australie, le Portugal, la Russie, la Suède,
le Danemark et l'Espagne.
Son approche du karaté est traditionnelle {honnêteté,
entraînement dur, condition physique et il insiste sur l'éducation
des valeurs du karaté notamment auprès des enfants,
des jeunes. il pense aussi que l'apprentissage en karaté ne
finît jamais et qu’ainsi élèves et enseignants
devraient en prendre conscience. Il se fixe de nobles buts et est
un perfectionniste en karaté.
Il
attend un haut niveau de la part des enseignants et croit qu'ils
devraient pouvoir démontrer ce qu'ils demandent aux élèves,
spécialement en matière d'entraînement. Un
instructeur doit être un modèle. Il doit gagner et
maintenir le respect au travers d'un entraînement continu
et d’attitude correcte. Il doit toujours s’efforcer
d'améliorer sa technique et développer une meilleur
compréhension du Goju-Ryu.
Senseï Bakkies pense qu'une bonne santé est ce qu'il
y a de meilleur et que la modération en toutes choses en
rapport avec la vie est essentielle. Il croit vraiment que vivre
en paix et en harmonie avec les autres est le plus important dans
la vie.
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