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Bernard
COUSIN est né le 7 juin 1947 dans la banlieue parisienne.
De bonne heure il s’intéresse aux sports mais ne s’attache
vraiment à aucun d’eux. En 1966, à l’âge de dix neuf
ans, il découvre le karaté au cours de vacances d’été,
une démonstration l’enthousiasme. C’est un véritable
coup de foudre. A son retour avec deux jeunes de son
âge, il est à l’origine du karaté dans la ville de Troyes,
Aube. A l’époque, monsieur Battaglia professeur de judo,
leur avait prêté une salle pour s’entraîner. Les trois
passionnés allaient tous les samedis à Paris distant
de 150kms, dans un vrai club, afin d’apprendre et avoir
matière à travailler la semaine. Un an après et pour
des raisons professionnelles, Bernard COUSIN vient à
Paris où il peut s’entraîner à loisir dans l’école Shotokan.
Au cours de cette période il passe également deux mois
chez un expert Wado ryu. Ceinture noire du style Shotokan*
en 1970, c’est en 1974 qu’il découvre le Goju ryu d’Okinawa.
Deuxième
coup de foudre. En 1976 il vend sa voiture pour découvrir
la source de cet art martial et part à Naha, capitale
de l’île d’Okinawa et berceau du Goju ryu. Il séjourne
un mois au dojo de Miyazato senseï. C’était mieux et
plus puissant, il n’avait pas fait le voyage pour rien…
Il écrivit d’ailleurs un article sur son expérience
okinawaienne dans la revue de la fédération française
de karaté.

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| Revenu
en France, il recherche désespérément un correspondant
de cette école en Europe. Le seul contact qu’il peut
avoir est avec l’école Bugeikan de senseï Rick Woodhams
(Angleterre), qui mêle le Goju ryu, le Shorin ryu et
le Kobudo. Cette même personne apprenant la naissance
de la Fédération Internationale de Karate-do Goju Ryu
d’Okinawa - IOGKF - lui donne l’adresse de James Rousseau
senseï. Grâce à ce nouveau contact, B.Cousin reprend
cette forme d’entraînement dès mars 1980 au Portugal,
suivi dans l’année par un stage européen en Espagne.
C’est à ce stage qu’il prend toute la mesure de la puissance
que dégage son leader Morio HIGAONNA senseï, toute la
richesse technique de cette école traditionnelle. Il
rejoint cette fédération dans la foulée pour ne plus
la quitter. Cette même année il créé l’Association Française
de Karate - do Goju Ryu d’Okinawa (AFKGO)
La
suite est des stages et encore des stages, européens,
aux Etats-Unis, au Japon, à Okinawa… Sa curiosité envers
les arts martiaux l’amènera à découvrir et s’initier
dans d’autres écoles encore aujourd’hui, telles: Shito
ryu, Kyokushin, Taekwondo, Boxe Taï, Kick boxing, Boxe
française, Aïkido, Kobudo d’Okinawa, Taïchichuan, Taïkiken.
Higaonna
senseï s’apercevant du travail réalisé, le nomme responsable
national en 1984. En 1994 au cours d’un stage mondial
réservé aux responsables nationaux, Higaonna senseï
demande à une sélection de participants dont Bernard
Cousin fait partie, de se soumettre à un examen imprévu.
A la fin de ce stage, Bernard COUSIN reçut des mains
du maître le titre de « Shihan ». C’est un très grand
honneur quand on sait que Shihan signifie: « celui que
l’on doit imiter ».
Pour
populariser le Goju ryu d’Okinawa, Bernard Cousin écrivit
de nombreux articles dans les revues d’arts martiaux
et dernièrement un livre.
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