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22 novembre 2006. Après avoir demandé la
route à un aveugle (merci Jamel), et par conséquent,
aprèss’être perdu dans Nantes, nous avons
trouvé le
chemin de Guipry.
« En ce jour d’armistice, nous nous trouvons là, à Guipry, à l’entrée
de la salle de sport. Anxieux, plutôt inquiets pour certains,
nous nous apprêtons à rencontrer un homme, ou plutôt
un personnage. Personnage qui pour ma part, j’avais déjà rencontré à deux
reprises.
Voilà, il est maintenant 15h55, nous avons enfilé nos
karategi, est notre regard ne sait vers quelle tunique blanche
se tourner, afin de la saluer. C’est accompagné d’un
léger stress, que nous pénétrons à présent
dans la salle, salle dans laquelle notre sueur risque se répandre
pendant quelques heures… »
Voilà les conditions dans lesquelles a commencé,
pour nous ceinture noir le stage avec maître Bakkies Laubsher,
qui, je le rappelle n’est « que » le deuxième
mondiale, assistant de senseï Morio Higaonna.
C’est donc sur une durée de trois jours que nous nous
sommes résolus à abandonner la langue de Voltaire
pour la langue de Shakespeare. Et oui car il fallait comprendre
un minimum l’Anglais, afin de savourer au maximum les explications
du senseï.
Je passe rapidement sur l’entraînement consacré aux
ceintures noires, qui malgré son extrême richesse
(et encore je doute que mes yeux piètrement avertis ont
tout bien vu) et ces conditions plus qu’intéressantes,
a était très éprouvant pour nous, voyageur.
Les souvenirs que j’ai de ce vendredi soir, et qui resterons
le plus longtemps dans mon esprit, seront sans hésiter l’approche
martiale des exercices d’échauffements, le travail
du « OÙ-AH! » et le karaté sur patinoire.
« Je passe encore plus vite sur l’entraînement
du vendredi soir après 21h, qui fut très très
très éprouvant. »
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| L’entraînement commun à présent.
C’est vraiment une grande, mais alors très grande
expérience que de voir cet homme, senseï Bakkies Laubsher,
là, devant vous, écouter ses paroles, ressentir sa
terrible énergie ( demandez à senseï Pascal
Hivert), et faire et refaire ses exercices on ne peut plus pédagogiques.
Tout le monde avait chaud, tout le monde avait mal aux jambes,
et pourtant tout le monde continuait à se déplacer,
un coup à droite et un coup à gauche, en avant puis
en arrière, en écoutant que les comptes du maître.
Quel engouement dans la salle lors du travail en binôme,
on pouvait entendre les karategi claqués à chaque
coup de poing, et leurs intensités augmenter, à l’entente
des mots « strong and kiaï » du senseï.
Ce qui était le plus touchant à mon goût, c’était
le regard des gens débutant le karate. Ceintures blanches, jaunes, verte,
tous ceux qui voyait le sensei pour la première fois, c’était
même leur premier stage pour certain. Vous les auriez vus ce week-end
la, l’oreille tendu au maximum, leur regard figé suivit du petit
sourire timide lorsque le sensei s’exécuté. Enfin je l’ai
remarqué, certes, mais je ne pouvais pas voir mon propre visage, et
je pense que mon niveau d’émerveillement égaler le
leur.
Enfin, le samedi soir. Et oui le devenu « traditionnel » samedi
soir. Soir de rigolade, de « bonne bouffe », de retrouvaille,
de discussion, de projet…de réunion…réunion
de famille. Ce moment à toujours l’odeur de fin de
stage, mais nous le savourons toujours tous avec le même
engouement. Et encore une fois, un inviter surprise était
là. Ce dernier venait de loin, de très loin même…il
venait d’Okinawa. Son contact chez nous et dans nos chant
s’appel Jean Pierre, frappons la table de points et claquons
des mains, car suivit du légendaire tra la la la…le
morpionibus était là…
C’est donc très heureux que nous sommes repartis
chez nous, le dimanche après le dernier entraînement,
le cœur plutôt lourd de laisser notre grande famille
de nouveau, mais tellement satisfait du déroulement de ce
grand évènement.
Non seulement « les absents ont toujours tort » (parole
de senseî Bernard Cousin), mais ils ont vraiment manqué en
ce jour d’Armistice, l’occasion de ressentir un certain
nombre d’émotions, émotion que je leur
souhaite de ressentir un jour.
Permettons-nous de remercier le club de Guipry-Messac, pour
leur organisation, leur éternel sympathie, et le plaisir
qu’ils
nous ont permis de ressentir, au travers la venue de ce personnage
extraordinaire qu’est senseï Bakkies Laubscher.
Jeremy GERMAGNAN |